Lorsque le nombre de pas affiché sur le smartphone reste inférieur à 10 000, il est facile de penser que l’activité physique de la journée est insuffisante. Pourtant, il n’est pas nécessaire de réduire l’activité bénéfique pour la santé à un seul chiffre, avec réussite ou échec à la clé. Une revue systématique et méta-analyse publiée en 2025 dans The Lancet Public Health suggère que 7 000 pas par jour pourraient être favorablement associés à plusieurs indicateurs de santé.[1]

Cet article ne présente pas un nouvel essai clinique de 2026. Il examine plutôt comment lire des recherches déjà publiées lorsqu’on fixe des objectifs au quotidien. Pour résumer d’emblée : 7 000 pas ne constituent pas une prescription identique pour tout le monde, pas plus qu’une limite au-delà de laquelle les 10 000 pas n’auraient plus de sens.

Le chiffre « 47 % plus faible » repose sur un point de comparaison

Dans cette analyse, 7 000 pas par jour étaient associés à un risque de mortalité toutes causes confondues inférieur de 47 % à celui observé avec 2 000 pas. Il s’agit d’un résultat au niveau d’une population, obtenu en réunissant plusieurs études. Cela ne signifie pas qu’une personne qui se mettrait à marcher 7 000 pas dès demain verrait son propre risque de mortalité diminuer exactement dans cette proportion.[1]

Le texte original mentionne également des limites, notamment la confusion résiduelle. Les personnes dont le niveau d’activité diffère peuvent aussi présenter des conditions de vie ou un état de santé différents, indépendamment du nombre de pas. Les chiffres peuvent donc servir de repère pour motiver une action, mais pas de formule pour calculer le résultat individuel.[1]

La question n’est pas la même pour une personne à 2 000 pas et pour une personne déjà à 10 000

Pour une personne qui bouge très peu habituellement, il peut être plus important de trouver une marge d’augmentation possible. Pour une personne qui marche déjà beaucoup, il peut être plus pertinent de revoir la composition de son activité et sa récupération. Transformer les 7 000 pas en nouvelle contrainte ferait perdre de vue l’approche réaliste proposée par cette étude.

L’OMS explique que pratiquer une activité physique, même en petite quantité, vaut mieux que ne rien faire, que les différentes formes d’activité ont toutes leur intérêt et qu’il est important de réduire le temps passé assis. L’activité physique inclut non seulement la marche, mais aussi le vélo, les déplacements du quotidien et diverses autres activités.[2]

Consigner aussi les activités qui ne se reflètent pas dans le nombre de pas

Le nombre de pas ne permet pas à lui seul de connaître le type et l’intensité de l’exercice, les activités de renforcement musculaire ou encore l’inconfort ressenti. On peut aussi noter si l’on est resté longtemps assis aujourd’hui ou si l’on a eu l’occasion de bouger lors de ses déplacements. L’idée est de ne pas effacer toute l’activité de la journée au seul motif que le chiffre est bas.

Selon les informations de l’OMS, l’activité physique contribue à la santé et au bien-être et est associée à plusieurs résultats de santé, notamment le sommeil. Toutefois, ni ces recommandations ni les recherches sur le nombre de pas n’ont démontré qu’un volume précis de marche augmentait le collagène cutané ou réduisait les rides.[1][2] Même avec un intérêt pour la beauté, il convient de ne pas ajouter des effets que les études n’ont pas mesurés.

Jambes en baskets en mouvement sur un chemin de parc entre les pelouses

Dans un itinéraire de voyage, prévoir des déplacements possibles plutôt qu’un objectif à relever

Pendant un voyage, on peut planifier les visites en vérifiant s’il est possible de parcourir à pied les trajets courts et s’il existe des endroits où faire une pause. Il ne s’agit pas de prescrire un nombre de pas précis, mais de vérifier à l’avance les possibilités de déplacement.

Dans le cadre d’un séjour de tourisme médical, la situation est différente. Les restrictions d’activité et les consignes de suivi reçues après une intervention ou une opération priment sur les objectifs généraux de marche. Il ne faut pas modifier son plan de récupération pour atteindre un chiffre, mais vérifier auprès de l’équipe médicale responsable quels déplacements et quels exercices sont autorisés.

Q. Une journée où l’on n’atteint pas 7 000 pas est-elle une journée sans bénéfice ?

Rien ne permet de la définir ainsi. Plutôt que de lire l’étude comme un seuil, il est plus approprié de l’utiliser pour réfléchir à son niveau habituel de mouvement et chercher des occasions d’être un peu plus actif.[1][2]

Q. Augmenter uniquement le nombre de pas peut-il remplacer tous les exercices ?

L’OMS explique que les activités de renforcement musculaire sont également importantes.[2] Le nombre de pas n’est qu’un indicateur parmi d’autres pour suivre son activité ; il ne détermine pas à lui seul tous les types d’exercice dont une personne peut avoir besoin.

VERDICT DERME

Il n’est pas nécessaire de faire des 7 000 pas une nouvelle obligation qui remplacerait les 10 000. Commençons par regarder combien nous bougeons actuellement, quelles modalités sont durables et quelles sont notre état de santé et nos conditions de récupération. La valeur de la marche ne réside pas uniquement dans le fait de compléter un relevé, et il ne faut pas non plus la présenter comme une garantie individuelle concernant la peau ou la longévité.

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