En 2026, l’intérêt des fans de K-beauty s’est de nouveau porté sur les habitudes de soins de la peau de Kendall Jenner. En juin, Anua a annoncé Kendall Jenner comme première ambassadrice mondiale et dévoilé une campagne mettant en avant le PDRN Collagen Glow Facial Serum Spray. Dans le communiqué de la marque, Jenner expliquait qu’elle aimait le double nettoyage, le sérum à l’acide azélaïque ainsi que les produits au PDRN qui donnent à la peau un éclat hydraté.[1]

Quelques mois plus tard, l’histoire s’est poursuivie. En septembre, le média américain Page Six rapportait que Jenner utilisait, dans sa routine de soins, la crème hydratante au PDRN et à l’acide hyaluronique d’Anua.[2] Le fait qu’un mannequin de renommée mondiale ait intégré des soins coréens à sa routine quotidienne est intéressant, mais, du point de vue d’un dermatologue, une autre question est ici plus importante : « Appliquer des cosmétiques au PDRN permet-il d’espérer des effets similaires à ceux des injections de PDRN ou de PN réalisées en dermatologie ? »

Pour aller droit au but, il ne s’agit pas du même traitement, même si le même nom apparaît. Les cosmétiques s’appliquent à la surface de la peau dans le cadre des soins à domicile, tandis que les injections de PN, comme le Rejuran, consistent à introduire les ingrédients à l’intérieur de la peau dans le cadre d’un acte médical. Si l’on souhaite une peau éclatante, il est bien plus important de commencer par déterminer si le problème est la « sécheresse » ou plutôt les « ridules et le grain de peau irrégulier », plutôt que de choisir un produit en fonction de son nom.

Image de la campagne mondiale PDRN d’Anua à laquelle Kendall Jenner a participé

Ce qu’il faut retenir de la « peau éclatante » de Kendall Jenner

La peau éclatante n’est pas un terme médical désignant un état cutané précis. Lorsque la peau est suffisamment hydratée, que sa surface est lisse et que son teint paraît uniforme, la lumière se réfléchit mieux : elle prend alors l’aspect de ce que l’on appelle couramment une « peau lumineuse ». Ainsi, lorsque l’on trouve son teint terne, se tourner immédiatement vers un produit au PDRN peut être une approche qui prend le problème à l’envers.

Par exemple, si la peau tiraille après le nettoyage et que le maquillage se dépose facilement par plaques, les premiers points à examiner sont l’hydratation et la barrière cutanée. À l’inverse, si les ridules du contour des yeux ou le grain de peau irrégulier persistent malgré l’utilisation suffisante d’un hydratant, les soins à domicile peuvent avoir leurs limites. L’American Academy of Dermatology explique également que, dans les soins anti-âge de base, il faut commencer par l’hydratation et la protection solaire, et traiter d’abord le problème qui préoccupe le plus, plutôt que d’ajouter plusieurs produits à la fois.[3]

Quelle différence entre les cosmétiques au PDRN et le Rejuran ?

Le PDRN désigne une substance obtenue à partir de fragments d’ADN. En cosmétique, il peut être utilisé à des fins d’hydratation ou de soin de la peau, mais on ne peut pas considérer l’effet d’un produit appliqué sur la peau comme équivalent à celui d’un acte médical qui injecte directement un ingrédient dans les tissus cutanés. Le mode de pénétration et la profondeur atteinte sont en effet différents.

Le Rejuran, souvent évoqué en dermatologie, consiste à injecter des PN (polynucléotides) à l’intérieur de la peau. Dans une étude comparative randomisée menée auprès de 27 personnes, au cours de laquelle des PN et de l’acide hyaluronique non réticulé ont été injectés respectivement au niveau du contour des yeux, une amélioration a été observée dans les deux groupes. Le groupe PN a toutefois montré une amélioration plus importante pour certains indicateurs liés au grain de peau, à l’hydratation et à l’élasticité. L’étude étant de petite taille et portant sur une zone et des produits spécifiques, ses résultats ne peuvent toutefois pas être généralisés à toutes les personnes ni à tous les produits à base de PN.[4]

En termes simples, il vaut mieux considérer les cosmétiques au PDRN comme des « soins à domicile quotidiens », et les skinboosters aux PN comme des « actes médicaux à choisir après une consultation ». Cela ne signifie pas que l’un est systématiquement meilleur que l’autre, mais qu’ils ont des rôles différents.

Trois habitudes que le dermatologue recommande en premier

1. Nettoyer la peau non pas « plus parfaitement », mais « avec moins d’agressivité »

Si la peau est sèche ou sensible, répéter matin et soir un nettoyage avec un produit puissant et une exfoliation peut provoquer des irritations avant de donner de l’éclat. Il est préférable d’utiliser de l’eau tiède et un nettoyant doux ; si la peau tiraille fortement après le nettoyage, il faut réduire l’intensité du nettoyage.

2. Appliquer l’hydratant immédiatement après le nettoyage

Pour l’hydratation, le moment d’application compte davantage que le prix du produit. Appliquer un hydratant lorsqu’il reste un peu d’humidité sur la peau peut aider à la retenir. En cas de peau sèche, mieux vaut commencer par stabiliser une routine hydratante simple plutôt que de superposer en une seule fois plusieurs produits aux parfums prononcés ou aux fonctions multiples.[3]

3. La base d’une peau éclatante : la protection solaire

Lorsque les taches pigmentaires se multiplient et que le grain de peau devient irrégulier, la peau peut paraître terne malgré une hydratation abondante. La journée, utilisez au minimum une protection solaire à large spectre SPF 30 et prenez l’habitude d’en remettre si vous restez longtemps à l’extérieur.[3]

Image de soins de la peau destinée à expliquer le choix entre soins à domicile au PDRN et skinboosters

Si les soins à domicile ne suffisent pas, envisageons d’abord seulement deux types de traitements

Si le problème principal est le manque d’hydratation et l’aspect terne : skinbooster à l’AH et injection hydratante Super Miracle

Si, malgré une modification du nettoyage et de l’hydratation, la peau reste sèche et le maquillage n’adhère pas bien, on peut envisager un skinbooster à base d’acide hyaluronique (AH). Dans une étude randomisée menée auprès de 60 personnes, le groupe ayant reçu une injection d’AH dans la peau a présenté une amélioration plus importante de l’hydratation cutanée que le groupe placebo, mais aucune différence nette n’a été observée concernant l’élasticité.[5] En d’autres termes, l’objectif réaliste de ce traitement n’est pas de « résoudre tous les signes du vieillissement », mais d’améliorer l’hydratation et l’état général de la peau.

À la clinique Seolreim, l’injection hydratante Super Miracle est proposée pour les préoccupations liées à l’hydratation et à l’éclat.[6] Les patients venant de l’étranger et recherchant un skinbooster à Séoul ou à Gangnam ont intérêt à ne pas s’arrêter au seul nom de « water glow injection », mais à vérifier également la substance effectivement injectée, le gonflement et les bosses en relief attendus, le moment où le maquillage sera possible après le traitement ainsi que la compatibilité avec leur date de retour.

Si le problème principal est constitué par les ridules et le grain de peau irrégulier : Rejuran, Shining/Rejuran Royal

Si l’hydratation est suffisante mais que les ridules du contour des yeux ou le grain de peau paraissent irréguliers, le Rejuran, un skinbooster aux PN, peut être envisagé en priorité. Dans l’étude randomisée mentionnée plus haut, les indicateurs liés à l’hydratation, à l’élasticité et à la rugosité de la peau se sont améliorés après l’injection de PN.[4] Toutefois, un seul traitement ne permet pas de résoudre tous les problèmes cutanés, et le nombre de séances ainsi que leur intervalle peuvent varier selon la zone et l’état de la peau.

À la clinique Seolreim, le Rejuran classique est proposé aux côtés des formules Shining et Rejuran Royal.[7] Si l’objectif principal est d’améliorer le grain de peau, il est facile de commencer par envisager le Rejuran classique ; si des préoccupations liées au teint, à l’hydratation ou à l’élasticité s’y ajoutent, on peut comparer la composition des programmes combinés. Il faut distinguer les informations présentées dans les programmes de la clinique des résultats issus d’études cliniques indépendantes.

Que faut-il vérifier si l’on recherche un traitement au PDRN ou au Rejuran à Séoul ou à Gangnam ?

Même lorsque l’on recherche une clinique avec des mots-clés tels que « Rejuran Seoul », « skin booster Korea » ou « Gangnam skin clinic », les critères à vérifier restent simples. Premièrement, renseignez-vous sur le produit et les ingrédients effectivement utilisés. Deuxièmement, indiquez clairement si votre objectif est l’hydratation ou le grain de peau. Troisièmement, prévoyez dans votre itinéraire le temps nécessaire à la disparition du gonflement ou des bosses en relief. Quatrièmement, vérifiez comment contacter la clinique en cas de problème après votre retour ainsi que les consignes de suivi.

Se contenter de comparer les prix peut conduire à prendre pour identiques des produits et des méthodes de traitement différents. Lors de la consultation, mieux vaut commencer par demander « quel produit sera utilisé, sur quelle zone et pour quelle raison » plutôt que « combien de cc seront injectés ».

Les recommandations du Dr Kang Jeong-ha

Ce que l’on peut surtout retenir de la routine au PDRN de Kendall Jenner, ce n’est pas un produit précis, mais l’idée de faire des soins réguliers à domicile la base de sa routine. Si votre peau vous paraît terne, commencez par réduire les agressions liées au nettoyage pendant environ deux semaines, puis hydratez-la régulièrement juste après le nettoyage et protégez-la du soleil pendant la journée. Pour un nombre non négligeable de personnes, cette routine de base suffit à rendre la peau plus confortable.

Si la sécheresse et l’aspect terne persistent malgré tout, le premier choix peut être un traitement visant l’hydratation, comme un skinbooster à l’AH ou l’injection hydratante Super Miracle. En revanche, si l’hydratation est satisfaisante mais que les ridules et le grain de peau irrégulier restent préoccupants, il est plus logique d’envisager d’abord la gamme Rejuran. Plutôt que de multiplier immédiatement les traitements, il est aussi plus facile d’évaluer les résultats en définissant ses priorités et en commençant par une seule approche.

Et voici une règle importante : reproduire à l’identique les cosmétiques ou les traitements utilisés par une célébrité ne permet pas d’obtenir la même peau. Le point de départ d’une bonne routine consiste moins à savoir « qui a utilisé quoi » qu’à comprendre précisément « de quoi ma peau a besoin aujourd’hui ».

Questions fréquentes

Si j’utilise des cosmétiques au PDRN, puis-je éviter le Rejuran ?

Il est difficile de les considérer comme équivalents. Les cosmétiques s’utilisent à la surface de la peau dans le cadre des soins à domicile, tandis que le Rejuran est un acte médical qui consiste à injecter des PN à l’intérieur de la peau. Si les préoccupations cutanées sont légères, les soins à domicile peuvent suffire ; si des problèmes comme les ridules ou le grain de peau irrégulier persistent, un traitement peut être envisagé après une consultation.

Entre le Rejuran et l’injection hydratante, lequel faut-il faire en premier ?

Il est plus simple de décider en fonction de la préoccupation principale. Si la sécheresse et l’aspect terne prédominent, on peut d’abord envisager une formule à base d’AH ou une injection hydratante ; si les ridules et le grain de peau sont prioritaires, une formule à base de PN ou le Rejuran peuvent être envisagés en premier. Même si les deux sont nécessaires, mieux vaut définir ses priorités plutôt que de combiner de nombreux traitements dès le départ.

Puis-je recevoir un skinbooster pendant un voyage en Corée ?

C’est possible, mais il faut d’abord organiser son calendrier de récupération. Selon le traitement, un gonflement, des ecchymoses ou des bosses en relief peuvent apparaître. Évitez donc de vous faire traiter juste avant une séance photo importante ou un vol, et vérifiez les possibilités de consultation en anglais, les moyens de contacter la clinique après le traitement ainsi que les consignes de suivi après votre retour.

Photo de profil du directeur médical, le Dr Kang Jeong-ha

Des histoires dermatologiques passionnantes pour une peau saine

Fort de 16 années d’expérience acquises à la tête de la clinique Seolreim de Gangnam, le Dr Kang Jeong-ha partage avec simplicité et convivialité des conseils de soins applicables au quotidien ainsi que des histoires intéressantes sur la dermatologie, inspirées de célébrités, de personnalités publiques et de la télévision. Grâce à ses connaissances et à son expérience professionnelles, il souhaite vous aider à révéler une peau plus saine et plus belle. À travers cette série, nous espérons vous permettre de mieux comprendre la peau et de découvrir des façons de prendre soin de vous.

Dr Kang Jeong-ha, directeur médical (clinique Seolreim de Gangnam)

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