En bref : autour de la ménopause, la baisse des œstrogènes peut s’accompagner de sécheresse cutanée, d’une perte de fermeté, de ridules et d’une aggravation des rougeurs, mais toutes les évolutions de la peau ne peuvent pas être expliquées par un seul « manque d’hormones ».[1][2] La première étape consiste à maintenir une hydratation et une protection solaire régulières, puis à déterminer si des démangeaisons, rougeurs, chutes de cheveux ou éruptions apparues soudainement relèvent d’une maladie.

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Quels changements la peau peut-elle connaître autour de la ménopause ?

Une revue publiée en 2026 dans Clinical Dermatology indique qu’au cours de la transition ménopausique, des variations des œstrogènes, de certains androgènes et du cortisol peuvent survenir parallèlement. Elle fait état de sécheresse, d’une perte de fermeté, d’une accentuation des rides, de changements pigmentaires, d’un affinement des cheveux et d’une aggravation de la rosacée.[1] Cette liste ne signifie pas que tout le monde présentera les mêmes symptômes, mais correspond aux changements qui peuvent être examinés dans le cadre des soins liés à la ménopause.

Une revue systématique de la littérature publiée en 2026 a également étudié les liens entre la ménopause et diverses affections cutanées, notamment l’acné, la rosacée, le mélasma, la chute des cheveux et le psoriasis. Toutefois, le niveau et le sens des données différaient selon les maladies, et certaines questions, notamment l’influence de l’hormonothérapie, restaient difficiles à trancher clairement.[2]

Pourquoi la peau semble-t-elle plus sèche ?

Avec l’âge, le sébum, la composition lipidique, la capacité de la peau à retenir l’eau et la structure du derme évoluent. Les changements hormonaux autour de la ménopause peuvent influer sur ce processus, mais des facteurs courants comme la saison, le chauffage, les lavages fréquents, les rétinoïdes ou les exfoliants peuvent aussi aggraver fortement la sécheresse. Il convient donc d’examiner à la fois les soins récemment adoptés et les changements environnementaux.

Si les rougeurs se sont intensifiées, comment distinguer les bouffées de chaleur de la périménopause de la rosacée ?

Les bouffées de chaleur de la périménopause correspondent plutôt à une réaction vasculaire généralisée, au cours de laquelle le visage, le cou et le haut du corps deviennent soudainement chauds, avec une sensation de chaleur corporelle. La rosacée, en revanche, peut s’accompagner d’un érythème récurrent du centre du visage, d’une dilatation des vaisseaux, de picotements ainsi que de papules ou de pustules. Les deux phénomènes peuvent coexister ; en cas d’érythème facial persistant ou récurrent, il est nécessaire de rechercher une éventuelle affection cutanée.

4 changements de routine à essayer d’abord chez soi

1. Réduire l’intensité du nettoyage

Si la peau tiraille fortement après le nettoyage, essayez de réduire l’usage des nettoyants moussants agressifs, de l’eau chaude et des doubles nettoyages fréquents. Les matins sans maquillage, un nettoyage doux ou simplement à l’eau peut être plus confortable, selon l’état de la peau.

2. Privilégier les hydratants en crème ou en pommade plutôt que les lotions

L’AAD indique que, pour les peaux très sèches, les formules en crème ou en pommade peuvent être plus efficaces que les lotions pour limiter la perte en eau.[3] Appliquer l’hydratant juste après la douche ou le nettoyage, avant que la peau ne soit complètement sèche, peut également aider.

3. Ne pas multiplier d’un coup les actifs « anti-âge »

Commencer simultanément les rétinoïdes, les acides et une vitamine C fortement dosée peut aggraver la dermatite irritative et la sécheresse. Lorsque la peau est très sèche, mieux vaut d’abord stabiliser une routine de base peu irritante, puis ajouter les actifs un par un.

4. La protection solaire reste essentielle

Indépendamment de la ménopause, les rayons ultraviolets sont un facteur important du photovieillissement et des changements pigmentaires. Utiliser régulièrement une protection solaire à large spectre, quelle que soit la saison, reste la base de la prise en charge du vieillissement cutané.

Peut-on commencer une hormonothérapie pour améliorer sa peau ?

Commencer de sa propre initiative une hormonothérapie de la ménopause pour des changements cutanés uniquement n’est pas approprié. Les publications de 2026 décrivent les liens entre hormones et peau, mais la décision de traiter se prend dans le contexte de santé global, en tenant compte des symptômes vasomoteurs, des symptômes génito-urinaires, de la santé osseuse et des facteurs de risque individuels.[1][2] Les changements cutanés ne constituent qu’un élément de cette décision.

Questions fréquentes

Une acné peut-elle apparaître soudainement après la ménopause ?

C’est possible. Toutefois, l’acné de l’adulte, la rosacée, la folliculite et la dermatite périorale peuvent avoir un aspect similaire. Si les lésions persistent sous une forme différente de celle observée auparavant, mieux vaut commencer par faire confirmer le diagnostic.[2]

Prendre un complément de collagène suffit-il à résoudre les problèmes de peau liés à la ménopause ?

Il n’existe pas de preuve qu’un complément unique puisse résoudre à la fois la sécheresse, la perte de fermeté, les rougeurs et les troubles pigmentaires. L’alimentation, l’exposition aux UV, le sommeil, le tabagisme, les maladies cutanées et les produits topiques utilisés sont autant de facteurs qui peuvent intervenir.

DERME VERDICT

Les changements cutanés autour de la ménopause existent bel et bien, mais ils ne se résument pas à l’idée que « la peau vieillit parce que les œstrogènes diminuent ».[1][2] Pendant cette période où la peau devient plus sensible, l’ordre le plus pratique consiste à stabiliser d’abord l’hydratation, la protection solaire et la réduction des irritants, puis à vérifier la présence éventuelle d’une affection cutanée en cas de rougeurs, démangeaisons, chute de cheveux ou éruption persistantes.

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